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Québec améliore le traitement des plaintes pour maltraitance envers les aînés

Québec réagit à l’augmentation des cas de maltraitance envers les aînés en prenant de nouvelles mesures législatives visant à simplifier le processus pour tous les plaignants; un seul comité gérera les plaintes afin que les interventions soient plus rapides et plus efficaces.                               

Selon l’approche cloisonnée actuelle, il incombe à la personne qui dépose la plainte de communiquer avec chacun des organismes concernés. Dans le nouveau système, les plaignants n’auront qu’un appel à effectuer, et les plaintes seront acheminées vers les organismes les mieux placés pour les aider.

Ces mesures, élaborées par la ministre responsable des Aînés et de la Lutte contre l’intimidation du Québec, ont été approuvées par les ministres de la Sécurité publique, de la Santé et des Services sociaux et de la Justice, ainsi que par le Directeur des poursuites criminelles et pénales, la Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse, le Curateur public et l’Autorité des marchés financiers. Des représentants de ces huit ministères et organismes gouvernementaux constitueront un nouveau comité provincial, qui supervisera des comités régionaux. Ces nouveaux comités devraient entrer en fonction d’ici la fin de l’année 2020.

La nouvelle Entente-cadre a été expressément conçue pour les aînés vivant à domicile, puisque le traitement des plaintes est déjà réglementé dans les institutions.

On peut définir la maltraitance envers les aînés comme tout acte ou toute forme de négligence qui, dans le cadre d’une relation de confiance, cause de la douleur ou du tort à un aîné. Les formes de maltraitance les plus courantes sont : la violence physique, psychologique, sexuelle et morale, et l’exploitation financière. Dans bien des cas, les victimes subissent plus d’une forme de maltraitance.

La violence physique envers un aîné peut comprendre les actes suivants : lui donner des coups ou le secouer, utiliser des moyens de contention inappropriés (physiques ou médicamenteux), provoquer des brûlures, éraflures et entailles, et lui donner des doses de médicaments trop élevées ou trop faibles. Les actes suivants sont considérés comme de la violence psychologique envers un aîné : l’intimider, l’humilier, l’isoler de sa famille et de ses amis ou l’empêcher de s’adonner à ses activités habituelles et le traiter comme un enfant.

L‘exploitation financière d’un aîné peut comprendre les actes suivants : utiliser à mauvais escient ou voler ses biens ou son argent, contrefaire sa signature, exercer sur lui des pressions pour qu’il modifie son testament ou qu’il signe des documents légaux dont il ne comprend pas totalement la portée. On commet de la négligence envers un aîné lorsqu’on omet de lui fournir : de la nourriture, de l’eau, des médicaments, un logement, des vêtements et une aide pour les besoins fondamentaux.

Au fur et à mesure que la génération du baby-boom prend de l’âge, la population du Canada devient proportionnellement plus vieille. Selon Statistique Canada, en 2031, près de 25 % de la population canadienne aura plus de 65 ans. Et, fait inquiétant, de plus en plus de personnes de cet âge se plaignent de maltraitance. En général, les femmes aînées subissent plus souvent de la maltraitance que les hommes aînés, et on estime que dans 38 % des cas, c’est un enfant adulte qui maltraite son parent.

Il est probable que la situation soit beaucoup plus grave que ce que laissent suggérer les cas rapportés, puisque certains aînés hésitent à dénoncer une personne en qui ils ont confiance, par crainte des représailles ou des conséquences (être contraints de quitter la maison ou la communauté, par exemple), ou par désir de maintenir la cohésion et l’harmonie familiale. L’exploitation financière, ou la manipulation d’un aîné par appât du gain, est l’une des formes les plus courantes de maltraitance, et elle est souvent passée sous silence.

Comme la situation est susceptible de s’aggraver, l’AMC demande au gouvernement fédéral de fournir un financement ciblé destiné à l’élaboration d’une stratégie canadienne sur les aînés qui répondrait aux besoins d’une population vieillissante constituée notamment d’aînés vivant à domicile, susceptibles d’être victimes de maltraitance de la part des membres de leur famille ou de leurs aidants naturels.

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