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Un tueur silencieux dans un pays d’abondance

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Selon un nouveau rapport de recherche, la mauvaise alimentation met la vie de nombreux aînés canadiens en danger. L’analyse des résultats de l’Enquête sur la santé dans les collectivités canadiennes – Vieillissement en santé de 2008­–2009 indique que près d’un million d’aînés canadiens sont à risque sur le plan nutritionnel. Le risque de décès durant la période de suivi de l’enquête chez les répondants qui présentaient un risque nutritionnel était plus élevé de 60 % et le risque d’hospitalisation, de 20 %, que chez ceux ne présentant pas de risque sur ce plan.

Le rapport, corédigé par Pamela Ramage-Morin, Heather Gilmour et Michelle Rotermann pour Statistique Canada, indique que le risque nutritionnel peut résulter de nombreux facteurs. Les maladies chroniques et la prise de médicaments peuvent nuire à l’appétit et les problèmes de mobilité peuvent compromettre la capacité des aînés à acheter ou à préparer des aliments sains. Le fait de ne pas manger suffisamment ou de ne pas consommer des aliments qui fournissent un apport nutritionnel adéquat peut mener à la malnutrition et à un état de fragilité.

Selon les auteures, « [l]’un des paradoxes du vieillissement est que les besoins en apport calorique diminuent, mais pas les besoins en apport nutritionnel. Il est important d’identifier les personnes qui sont les plus susceptibles d’être à risque de dénutrition et qui, si l’on n’intervient pas, pourraient souffrir de malnutrition, devenir fragiles et être sujettes aux conséquences d’une mauvaise santé, comme des limitations fonctionnelles, une mauvaise qualité de vie, de longs et fréquents séjours à l’hôpital et un décès prématuré ».

Les femmes sont plus à risque que les hommes, 37 % des femmes âgées étant touchées par ce fléau contre 29 % des hommes âgés. Les aînés âgés de 75 ans et plus sont également plus susceptibles de présenter un risque nutritionnel que ceux de 65 à 74 ans.

L’enquête représente le premier grand échantillon de population mis à contribution pour étudier le risque nutritionnel. Près de 31 000 personnes de partout au pays y ont participé.

Le rapport figure parmi les Rapports sur la santé de Statistique Canada mis en ligne en septembre 2017 et peut être consulté à l’adresse http://www.statcan.gc.ca/pub/82-003-x/2017009/article/54856-fra.htm