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NOUS DEVONS AGIR MAINTENANT

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Alors que l’AMC continue à diffuser son message au sujet de l’urgente nécessité d’adopter une stratégie nationale sur les aînés, si nous voulons offrir de meilleurs soins à notre population en rapide vieillissement, les politiciens semblent être à l’écoute.

Par exemple, lorsqu’il a souligné la Journée nationale des aînés, le 1er octobre, le Dr Granger Avery, président de l’AMC, a fait remarquer que les discussions à venir au sujet d’un nouvel accord sur la santé présentent une occasion idéale de parler des besoins des Canadiens plus âgés en matière de santé.

« Trop souvent, dans notre pays, les discussions sur les soins aux aînés dégénèrent en calculs pour montrer à quel point il coûte plus cher de s’occuper des Canadiens âgés, a-t-il dit. Or, c’est précisément là le mauvais raisonnement. Au Canada, les gens vivent plus longtemps et en meilleure santé que jamais auparavant et il faut célébrer ce progrès. Ce que nous devons faire, cependant, c’est aider notre système de santé à évoluer pour répondre aux normes du 21siècle et aux besoins de la population. »

Le 3 octobre, soit deux jours après la publication de ces commentaires, le Nouveau Parti démocratique (NPD) publiait une déclaration dans laquelle il réclamait l’élaboration d’une Stratégie nationale pour les aînés qui « engagerait le gouvernement fédéral envers un plan d’action à long terme ayant pour objectif de mettre en œuvre de nombreux changements nécessaires pour garantir une qualité de vie adéquate aux aînés, maintenant et à l’avenir. La stratégie leur donnerait accès à des soins de santé et à des logements de qualité et à prix abordable. De plus, elle améliorerait leur sécurité financière et leur qualité de vie [ainsi que] leur intégration à la société. »

Le député fédéral Alistair MacGregor, porte-parole du NPD dans les dossiers touchant les aînés, a déclaré qu’avec l’augmentation du nombre d’aînés au Canada, la nécessité d’agir s’intensifie. « Personne ne devrait être forcé de vieillir dans la pauvreté, l’insécurité et l’isolement, a-t-il dit. Le gouvernement fédéral doit travailler de concert avec les provinces et les territoires, ainsi qu’avec les aînés et les organismes qui les représentent. »

« Le nombre d’aînés au Canada devrait doubler d’ici 2036. En tant que nation, nous serons confrontés à de nouveaux défis pour répondre à ce changement, a affirmé Irene Mathyssen, Whip adjointe du Parti. Si nous planifions soigneusement l’avenir et que nous adoptons des mesures maintenant, nous pourrons faire en sorte que tout soit prêt [pour répondre aux besoins] en matière de santé, de logement et de sécurité financière des aînés. »

Le Dr Avery a dit qu’il n’est pas difficile de trouver des données à l’appui de tels appels à l’action. « Au Canada, la création du système de santé financé par l’État remonte à une cinquantaine d’années, une époque où notre pays comptait à peine plus de 20 millions d’habitants et où l’espérance de vie atteignait environ 71 ans. Nous avons maintenant une population de plus de 35 millions et les Canadiens vivent en moyenne une décennie de plus qu’avant. »

Que signifient ces chiffres? D’après un récent rapport de l’AMC, le vieillissement de notre population entraînera une hausse d’environ 40 % des cas de cancer d’ici 2030 – soit approximativement 277 000 cas de plus par année. En même temps, le nombre de Canadiens vivant avec une démence augmentera de près de 70 %. D’ici à 2041, les aînés auront le taux de maladie mentale le plus élevé au Canada.

« Nous devons agir dès maintenant, a dit le Dr Avery. Le Canada a l’occasion d’agir, mais les possibilités s’amenuisent de jour en jour. »