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Les soins en résidence évoluent pour le bien des patients

Dr._explaining_Rx_to_older_patient.jpgAujourd’hui, il y a de quoi être optimiste en ce qui concerne les soins en résidence. Le secteur évolue et répond mieux aux besoins des personnes âgées de plus en plus fragiles en fin de vie. Cette évolution est la bienvenue puisque 30 % des aînés de 85 ans ou plus au Canada vivent en résidence ou foyer de soins. Ce secteur, bien qu’il perde proportionnellement du terrain à mesure de l’expansion des autres modèles de soins, comme le maintien à domicile ou le logement assisté, demeure le principal mode de soins pour ces personnes, dont les besoins complexes sont souvent associés à la démence.  

Les résidences et les foyers de soins attirent de plus en plus de jeunes médecins, ce qui pourrait s’expliquer par le fait qu’ils sont davantage exposés à ce secteur au cours de leurs études de premier cycle et pendant leur résidence. Bien que certaines régions du pays aient du mal à recruter des médecins pour leurs résidences, il est encourageant de constater que les nouveaux diplômés s’intéressent davantage au travail auprès des adultes et des aînés vulnérables.

Le modèle de soins en résidence de soins de longue durée est lui-même en pleine transformation. Alors qu’autrefois la relation entre médecin et patient se maintenait avec l’admission en résidence, aujourd’hui le patient se voit attribuer un nouveau médecin à l’arrivée. Il en résulte une perte de continuité qui, bien que déplorable, est compensée par le fait que les patients ont désormais accès à un petit groupe de médecins motivés, qui les visitent régulièrement et travaillent en collaboration avec une équipe pluridisciplinaire. 

Traditionnellement, les soins médicaux que recevaient les patients en résidence consistaient principalement à réagir aux problèmes, comme les infections, et à gérer les médicaments. Désormais, le modèle est plutôt interdisciplinaire, et le médecin traitant collabore avec l’équipe pour gérer des soins médicaux complexes, des soins de réadaptation et des soins de fin de vie. Le médecin se concentre de plus en plus sur la qualité de vie des patients durant leur séjour, ce qui comprend la gestion des pathologies dans le but d’assurer leur confort et de les aider à profiter de leurs dernières années de vie. Le bien-être, le confort et l’indépendance fonctionnelle sont désormais perçus comme de meilleurs objectifs de traitement, et les médecins sont très bien placés pour orienter le plan de traitement vers ces objectifs.

Un autre changement est en train de se produire, lentement mais sûrement, dans les résidences et les foyers de soins. Les résidences sont en train de s’éloigner très clairement du modèle traditionnel ou institutionnel lorsqu’il est question de l’utilisation des antipsychotiques. Puisque les comportements difficiles sont souvent associés à la démence dans ces établissements, le traitement visait surtout à limiter ces comportements sans véritablement en comprendre les raisons sous-jacentes. Les médicaments permettaient de calmer les patients, mais entraînaient des effets secondaires importants.