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Les peuples autochtones du Canada sont confrontés à de nombreux cas d’iniquité, mais les plus de 40 000 aînés autochtones sont souvent confrontés à des défis particuliers

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Dans de nombreux cas, ils passent entre les mailles du filet des compétences fédérales et provinciales-territoriales et font face à des lenteurs bureaucratiques. Les détracteurs affirment que les Autochtones, les Métis et les Inuits de plus de 65 ans paient le prix de l’absence de mécanisme collaboratif de résolution des problèmes entre les différents ministères et organismes gouvernementaux. Ils mettent en lumière le manque de communication et de coordination appropriées à tous les échelons, ce qui comprend les ministères provinciaux et territoriaux, le gouvernement fédéral et les communautés autochtones. Par exemple, certains hôpitaux renvoient des patients fragiles dans leurs communautés sans vérifier s’il y existe des services de soutien appropriés parce que la responsabilité administrative des peuples autochtones a toujours incombé au gouvernement fédéral.

Le financement peut aussi être un problème. Certains aînés autochtones, en particulier les femmes, n’ont jamais fait partie de la population active, et ne sont donc pas admissibles au Régime de pensions du Canada. Alors que tous les autres aînés canadiens ont droit à la pension de la Sécurité de la vieillesse, certains Autochtones ne répondent pas aux conditions requises, alors que d’autres font face à des difficultés d'alphabétisation.

Les Premières Nations et les Inuits peuvent faire une demande au titre du Programme des services de santé non assurés (SSNA) pour la couverture de certains médicaments, soins dentaires, soins de la vue, conseils en santé mentale et autres produits et services de santé, mais les Métis en sont exclus, et les détracteurs pointent du doigt les formalités administratives excessives et le sous-financement chronique du programme.

Un autre programme fédéral est le Programme de soins à domicile et en milieu communautaire des Premières Nations et des Inuits (SDMCPNI), qui vise à créer « un continuum de services de soins à domicile et en milieu communautaire qui sont complets, sensibles à la culture, accessibles, efficaces et équivalents à ce que reçoivent les autres citoyens canadiens, et adaptés aux besoins particuliers des Premières Nations et des Inuits en matière de santé et de services sociaux ». Cependant, les critiques soutiennent qu’il est difficile de garder du personnel infirmier qualifié et que l’accès aux programmes le soir ou le week-end est limité, voire inexistant.

Les programmes provinciaux et territoriaux posent aussi des problèmes. À certains endroits, les communautés des réserves ont accès à des services provinciaux et territoriaux comme les soins à domicile et les soins de relève, alors qu’à de nombreux autres, ce type de soins n’existe pas.

Certaines provinces offrent aux aînés des Premières Nations le même accès aux soins à domicile qu’à tous les autres Canadiens, alors que d’autres n’offrent que les services couverts par le programme SDMCPNI. De plus, d’autres provinces n’offrent aucun soin à domicile, soutenant que les soins de santé dans les réserves relèvent de la responsabilité fédérale.

Dans l’ensemble, disent les détracteurs du système, les différends relatifs aux compétences ont créé des lacunes considérables dans les services aux aînés autochtones et un manque de planification à long terme.

Une stratégie nationale sur les aînés pour tous les Canadiens est requise depuis longtemps. Veuillez écrire à votre gouvernement au : http://www.exigeonsunplan.ca/strategie-nationale-sur-les-aines