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Le public appuie la stratégie sur les aînés à l’occasion de la table ronde du Centre Bruyère

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Ottawa, le 8 octobre 2015 – Des membres du public ont participé, aux côtés d’employés, de patients et de résidants de l’un des établissements Bruyère à Ottawa, à la plus récente table ronde organisée par l’Association médicale canadienne (AMC) pour discuter de l’importance d’une stratégie nationale sur les aînés.

La séance a commencé par un mot de bienvenue de Melissa Donskov, directrice du Centre d’apprentissage, de recherche et d’innovation Bruyère, suivi d’une présentation du Dr Peter Tanuseputro, médecin de famille et spécialiste de la santé publique.

Le Dr Tanuseputro a souligné quelques-unes des difficultés associées à la prestation de soins à une importante population âgée dans notre système de santé actuel, axé sur les soins hospitaliers. Les aînés représentent actuellement 14,6 % de la population et comptent pour près de la moitié des coûts liés aux soins de santé, a-t-il précisé. La population de Canadiens âgés de 65 ans et plus devrait doubler au cours des 20 prochaines années, ce qui exerce une pression croissante sur le système.

Le Centre Bruyère mise sur la prestation de soins et de services de santé de grande qualité fondés sur des données probantes pour les personnes vulnérables et celles atteintes de problèmes médicaux complexes. Il vise plus particulièrement les patients qui requièrent des soins pour affections subaiguës, des soins gériatriques ou des soins palliatifs. La nécessité d’améliorer l’accès à des soins palliatifs de grande qualité pour tous les Canadiens a été l’un des principaux éléments de discussion durant la table ronde.

Le Dr Tanuseputro a cité ses propres recherches dans le cadre d’une discussion sur les soins de fin de vie. Selon les sondages, a-t-il indiqué, 80 % des aînés ont affirmé qu’ils préféreraient mourir chez eux. Pourtant, parmi les 264 755 personnes âgées décédées entre 2010 et 2012, 54 % sont mortes à l’hôpital.

Il a ajouté que les aînés profiteraient beaucoup plus de soins plus personnels et directs prodigués dans leur communauté ou dans leur foyer plutôt que d’être « entreposés » dans un hôpital pour vivre leurs derniers jours.

Dionne Sinclair, directrice du Programme de soins continus complexes à l’Hôpital Saint-Vincent, a insisté sur l’importance des soins préventifs et de la planification préalable des soins. « Nous devons fournir aux gens les outils nécessaires pour vieillir en santé et les inciter à arrêter de fumer, à faire plus d’exercice et à se faire un groupe d’amis », a-t-elle affirmé.

Ces approches préventives peuvent s’appliquer à tout âge, et pas seulement lorsque la fin de vie approche.

Mme Sinclair tente également d’établir un dialogue entre les hôpitaux et les établissements de soins de longue durée afin d’aider les aînés à trouver des soins abordables en dehors du milieu hospitalier.

« À l’heure actuelle, nous payons pour garder les aînés dans un lit d’hôpital, et cela coûte très cher. Ces aînés attendent d’avoir une place dans un établissement d’aide à la vie autonome, mais ils ne peuvent se permettre de les payer. »

Le Dr Tanuseputro a réitéré ce point, affirmant qu’il faudra examiner de plus près où vont les ressources à l’heure actuelle si nous voulons que les choses changent.

« Une grande partie de la solution consiste à transférer les soins des hôpitaux vers la communauté », a‑t‑il dit. Selon lui, avant de parler de financement, les Canadiens doivent d’abord modifier leur perception de la mort et apprendre à parler plus ouvertement du décès d’un patient ou d’un membre de la famille.

« L’un des principaux problèmes est le manque de reconnaissance des indices que la fin de la vie approche. Les médecins, les patients, tout le monde hésite à en parler », a-t-il dit.

Des tables rondes comme celle du Centre Bruyère se sont tenues un peu partout au Canada au cours des derniers mois dans le cadre des efforts continus de l’AMC pour réclamer une action politique sur les soins aux aînés. Les Canadiens ont été très nombreux à se manifester pour partager leurs points de vue et leurs expériences relativement aux soins aux aînés et à la façon de les améliorer.