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Le bénévolat est déterminant pour répondre aux besoins des Canadiens âgés

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Le bénévolat est déterminant pour répondre aux besoins des Canadiens âgés. En intervenant auprès d’eux dans tout un éventail de domaines, des interactions sociales jusqu’à la forme physique, les bénévoles aident les aînés à demeurer actifs dans leur collectivité. D’un océan à l’autre, les possibilités de bénévolat sont innombrables, de même que le nombre de personnes qui ont besoin de cette aide. Dans bien des cas, ce sont les aînés eux-mêmes qui font du travail bénévole.

En Colombie-Britannique, un réseau s’intéresse à une forme particulière de bénévolat : le Patient Voices Network (PVN) aide les patients à trouver des possibilités de participation au sein du système de santé de la province. Les patients, les membres de leur famille et leurs soignants peuvent siéger à des comités consultatifs réunissant des partenaires des soins de santé, discuter avec des infirmières de leurs expériences de traitement, participer à des projets de recherche ou contribuer à la création de programmes visant à améliorer la prestation des soins.

« Souvent, les patients deviennent des experts de leur propre problème de santé et acquièrent une perspective tout à fait unique, car elle provient de leur vécu », explique Leah Smith, responsable de la participation au PVN. « Une participation accrue des patients à l’établissement des priorités et à la prise de décisions permet aux chercheurs et aux professionnels de la santé de mieux comprendre l’ensemble de l’expérience de soins du patient. Tous peuvent alors unir leurs efforts pour trouver des possibilités d’amélioration. »

Les patients qui collaborent à ce partenariat siègent à des comités pour améliorer les services offerts aux résidents dans les établissements, contribuent à l’élaboration de lignes directrices visant à améliorer le traitement des problèmes de santé mentale et de toxicomanie ou encore participent à des comités consultatifs pour discuter de politiques. Un programme du Collège communautaire Northwest de Terrace (C.-B.) donne aux étudiants de deuxième année en soins infirmiers l’occasion d’entendre directement les patients parler de leurs expériences. Un autre consulte des patients atteints de maladie pulmonaire obstructive chronique (MPOC).

« Les patients atteints de MPOC participent à évaluer l’efficacité du suivi à domicile pour prévenir les visites inutiles aux services d’urgence et les hospitalisations, dit Mme Smith. Cela nous permet d’intégrer le point de vue du patient dans l’évaluation des divers services de suivi à domicile. »

À Ottawa, en Ontario, les Rural Ottawa South Support Services (ROSSS) offrent des programmes et des services aux aînés et aux adultes atteints d’invalidité physique. L’organisation offre des services de transport, des groupes de soutien, un programme de jour pour adultes et des activités sociales. Courtney Rock, gestionnaire des bénévoles chez ROSSS, affirme que c’est pour ces activités que les besoins de l’organisation sont les plus grands.

« Nous cherchons toujours des gens qui sont prêts à tisser des liens avec une personne âgée, à passer un moment avec elle pour prendre le thé, jaser ou jouer aux cartes. » Elle explique aux bénévoles qu’il ne s’agit pas de prévoir un horaire complet d’activités, mais bien, d’offrir simplement de la compagnie aux aînés. « Pour beaucoup de nos clients, c’est le seul moment de la semaine où ils sortent de la maison. Ces visites d’amitié entretiennent les liens entre les aînés et leur communauté. »

En Nouvelle-Écosse, ce ne sont pas les occasions de bénévolat qui manquent, tant dans le système public que dans les établissements privés de soins. L’association Chebucto Links Senior Support, à Halifax, a recours à des bénévoles pour aider les aînés à se déplacer en ville et pour diriger ses programmes. L’organisation Community Links vise pour sa part à répondre aux besoins des aînés dans toutes les régions rurales de la province.

Souvent, les bénévoles sont eux-mêmes des aînés, même s’ils ne se perçoivent pas toujours ainsi. « Nous avons des gens de plus de 80 ans qui affirment ne pas avoir besoin de nos services, qui sont selon eux, "pour les vieux" », dit en riant Mme Rock.

Les aînés plus jeunes qui font du bénévolat non seulement contribuent à réduire le fardeau que porte le système médical, mais profitent aussi de leur participation. « Les 55 ans et plus, ceux que l’on appelle les jeunes aînés, ont déménagé pour se rapprocher de leurs enfants et petits-enfants et veulent s’impliquer dans leur nouvelle collectivité, dit Mme Rock. En faisant du bénévolat chez nous, ils évitent eux aussi l’isolation sociale. »