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La santé, ou comment un enjeu qui ne devait pas en être un a joué un rôle dans les élections de 2015

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St. John’s (T.-N.-L.) – Les élections fédérales de l’automne dernier ont marqué un jalon majeur dans l’évolution du système de santé canadien, et c’est en bonne partie grâce aux sympathisants de la campagne Exigeons un plan, s’est réjoui le Dr Chris Simpson, président sortant de l’Association médicale canadienne (AMC).

Le 14 juin dernier, devant 1 200 délégués réunis pour le Congrès national de la Légion royale canadienne, le Dr Simpson a toutefois rappelé que nous avons encore beaucoup à faire pour offrir aux Canadiens, en particulier aux aînés, les soins auxquels ils ont droit.

Cela dit, les choses ont bougé lors de la dernière campagne électorale. En effet, la santé a occupé une place beaucoup plus grande que ce à quoi les sondeurs, commentateurs, stratèges et autres experts s’attendaient. Comme l’a fait remarquer le sondeur Nik Nanos, la santé s’est révélée le dossier que personne n’avait vu venir sur son écran radar.

« Certes, la santé n’était pas le grand enjeu de la campagne, mais on en a bel et bien parlé, et souvent, explique-t-il. Les journalistes ont tellement répété que la santé n’était pas un enjeu qu’elle est, en quelque sorte, devenue le non-enjeu dont on parlait le plus. »

M. Nanos ajoute que c’était particulièrement vrai avec les soins aux aînés, l’opinion publique, y compris la couverture médiatique, étant « complètement différente de celle d’il y a quelques années ».

Pourquoi? Selon lui, ce changement est largement attribuable aux travaux de représentation et de sensibilisation du public menés par l’AMC et ses organisations partenaires lors des dernières élections.

« De concert avec nos partenaires, nous avons convaincu trois des quatre grands partis d’aborder les soins aux aînés dans leur programme électoral, un véritable tour de force dont nous pouvons tous être très fiers », s’est félicité le Dr Simpson.

C’est sans compter le public qui, à ses yeux, a également joué un rôle essentiel.

« Nous voulions que les membres du public participent, eux aussi, activement à la conversation en échangeant sur leurs expériences et en adhérant à un mouvement de masse pour le changement. »

La majeure partie des activités populaires ont eu lieu dans le cadre de la campagne Exigeons un plan, qui comptait un peu plus de 25 000 sympathisants le jour du scrutin. Elle en a aujourd’hui 31 000, et en rallie de nouveaux jour après jour. Depuis le lancement de la campagne, il y a 14 mois, les sympathisants ont envoyé plus de 50 000 lettres aux candidats et aux parlementaires pour les sensibiliser à l’importance d’offrir de meilleurs soins aux aînés.

« Le grand intérêt porté à la campagne démontre à quel point les Canadiens se soucient du besoin de soins adéquats pour les aînés de leur pays », a souligné le Dr Simpson.

Il a exhorté les Canadiens à continuer sur leur lancée, surtout eu égard à l’engagement pris par Ottawa en novembre de conclure un nouvel accord sur la santé avec les provinces et les territoires.

« Il importe plus que jamais que nos gouvernements – fédéral, provinciaux et territoriaux – collaborent activement pour la santé des Canadiens. »