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La présidente de l’AMC offre son appui aux députés libéraux travaillant à l’amélioration des soins aux aînés

Image.jpgChaque fois qu’ils en ont l’occasion, les dirigeants de l’Association médicale canadienne (AMC) participent aux audiences publiques afin de parler de l’amélioration des soins aux aînés.

Mais le 18 avril dernier, la Dre Cindy Forbes, présidente de l’AMC, s’est rendue sur la Colline du Parlement pour une autre raison : elle y a présenté un exposé sur la façon d’améliorer les soins aux aînés devant un groupe de députés lors d’une séance privée.

En effet, des députés libéraux ont mis sur pied un caucus spécial sur les soins aux aînés. Tous les mardis soir, plus d’une vingtaine d’entre eux se rencontrent afin de discuter de la façon d’améliorer les soins aux aînés et de consulter des experts externes. La Dre Forbes était la première intervenante d’importance à s’adresser au groupe.

Elle a indiqué aux députés que le Canada avait récemment franchi un cap important : les gens âgés de 65 ans et plus sont maintenant plus nombreux que les enfants de 14 ans et moins. Ce changement démographique met en évidence la nécessité d’apporter des changements radicaux au système de santé.

L’élément essentiel de ce tournant majeur, a-t-elle précisé, est l’amélioration des soins aux aînés, qui contribuera énormément à améliorer le système de santé dans son ensemble.

La nécessité d’un changement est particulièrement urgente dans les provinces dont les populations sont les plus âgées, comme la Nouvelle-Écosse, où la Dre Forbes exerce la médecine familiale, ou le Manitoba, a-t-elle encore souligné. Dans ces provinces, les aînés mobilisent près de la moitié des coûts de santé.

Et pourtant, le système n’est pas adapté aux besoins des aînés.

La Dre Forbes a nommé trois aspects des soins aux aînés qui sont extrêmement problématiques :

  • Certains patients ne font pas exécuter leur ordonnance ou ne prennent pas tous les médicaments qui leur sont prescrits en raison des coûts.
  • Certains patients attendent des mois, voire des années, qu’une place se libère dans un établissement de soins de longue durée; qui plus est, rien ne garantit que cette place se trouvera dans leur communauté.
  • Certains patients souhaitent vieillir chez eux, mais ne le peuvent pas parce que le soutien dont ils auraient besoin n’est tout simplement pas offert dans leur communauté.

« Il ne s’agit malheureusement pas de situations particulières », a affirmé la Dre Forbes. « Nous savons que ce genre de situation existe partout au pays. »

Une autre priorité urgente serait d’aider les 8,1 millions de Canadiens qui font office d’aidants naturels auprès de leurs proches. Parmi les personnes qui prennent soin d’un parent, seulement cinq pour cent ont reçu une aide financière gouvernementale en 2012.

Selon la Dre Forbes, il faudrait pour commencer qu’Ottawa modifie les crédits d’impôt pour les aidants familiaux et les aidants naturels afin de les rendre remboursables. « Nous voyons cette mesure comme une première étape dans la reconnaissance significative de ce partenariat essentiel », a-t-elle indiqué. « Elle s’inscrit dans notre volonté de devenir une société plus compatissante. »

La députée libérale Deb Schulte, l’une des organisatrices du caucus sur les aînés, a confié qu’elle voyait l’exposé de la Dre Forbes comme le début d’une relation de travail qui appuiera les députés dans leur réflexion sur les problèmes que vivent les aînés. Elle a également mentionné que le caucus demanderait à la Dre Forbes de revenir.

Cette dernière a invité le caucus à la considérer, elle, mais aussi les membres du personnel de l’AMC, comme une ressource au service des députés.