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L’activité physique est le principal facteur qui permet aux aînés de garder leur indépendance

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C’est l’une des plus grandes ironies de la vie. Après six ou sept décennies à se lever tôt, à faire un travail physique, à s’occuper des enfants et à réaliser toutes les autres activités d’une vie remplie, n’avez-vous pas mérité un peu de repos? Il serait logique d’allonger les jambes et de profiter de la retraite.

C’est exactement ce que font 60 % des aînés canadiens. Le seul problème est qu’ils le font trop. Les adultes plus âgés passent plus des deux tiers de leur temps éveillé à regarder la télévision, à utiliser d’autres types d’écrans ou à être assis dans un véhicule.

Comme nous savons que l’activité physique est le principal facteur qui permet aux aînés de garder leur indépendance, ce degré de sédentarité met de nombreux Canadiens âgés à risque. La baisse de l’activité physique touche aussi notre portefeuille : en 2009, les coûts de santé directs, indirects et totaux estimés de l’inactivité physique au Canada s’élevaient à 2,4 milliards, 4,3 milliards et 6,8 milliards de dollars, respectivement.

Cela veut-il dire que tous les aînés doivent s’inscrire à un gym et engager un entraîneur personnel?

Nous avons tous un métabolisme et une forme physique différents, et chaque aîné peut avoir besoin de différents degrés d’activité physique pour rester en bonne santé. D’une manière générale, l’activité physique se définit comme tout acte intentionnel qui exige une dépense d’énergie. Il peut s’agir de marche rapide, de bicyclette ou de natation, ou d’un passe-temps récréatif comme  le jardinage. Le but est de bouger. Chez les personnes plus âgées dont la liberté de mouvement ou la mobilité sont limitées, il peut s’agir de tai-chi assis ou de yoga en douceur — toute activité qui permet à la personne de maintenir sa forme physique, autrement dit sa capacité fonctionnelle.

Pour tous les aînés, l’activité physique est un élément important d’une stratégie de prévention des chutes. Il a été démontré que les exercices qui favorisent l’équilibre avec un mélange de force et de souplesse permettent de réduire considérablement les chutes et les blessures qui en découlent.

À tout âge, le plus difficile est de faire le premier pas pour devenir plus actif.

Pour les aînés qui vivent dans un établissement de soins de longue durée ou un autre cadre institutionnel, la réponse est à portée de main.

Pour ceux qui vivent de façon autonome, un bon point de départ peut consister à visiter le site Web de l’Agence de santé publique du Canada, qui donne des conseils pour aider les aînés à améliorer et à maintenir leur santé en étant physiquement actifs tous les jours.

Le Centre canadien pour l’activité et le vieillissement de l’Université Western publie une brochure intitulée Directives canadiennes en matière d’activité physique pour les adultes âgés (en anglais) pouvant être téléchargée sur son site Web.

Vieillir Activement Canada est un partenariat d’organisations et de particuliers qui s’intéressent au vieillissement. Il encourage les Canadiens âgés à maintenir et à améliorer leur bien-être et leur indépendance par un mode de vie comprenant l’activité physique au quotidien. L’organisation offre notamment des résultats de recherche en langage clair à l’intention des adultes âgés.

Peu importe le chemin que vous prenez pour faire de l’activité physique, le résultat ne pourra être que positif.