Tweet #SoinsAuxAînés.

Des propos qui se répètent d’un bout à l’autre du Canada

ray.png

 

« Mes amis me disent que j’ai l’air à peine plus vieux que 66 ans », plaisante Ray, résident de Squamish, en Colombie-Britannique. À 67 ans, il est à la retraite depuis sept ans et jouit exactement de la retraite dont il avait rêvé.

« J’ai pris ma retraite et quitté mon emploi dans les terminaux en eau profonde à 60 ans parce que c’était important pour moi. Je veux faire les choses que j’aime maintenant, tandis que je suis encore assez jeune et en santé », dit-il. Et c’est ce qu’il fait. Ray passe ses journées à faire de la randonnée, de la bicyclette et du bénévolat. Lorsqu’il ne sillonne pas les montagnes ou les sentiers de Squamish, il voyage en Europe.

« Ces activités me permettent de rester actif et en bonne santé », dit-il.

Ray est tout à fait conscient du fait que rien ne lui garantit qu’il sera toujours en bonne santé, même s’il fait tout ce qu’il faut pour le demeurer. Il sait très bien que lui et ses amis du même groupe d’âge devront probablement composer avec divers problèmes de santé au cours des années à venir.

« Lorsque nous nous retrouvons entre amis, nous finissons par parler de santé... J’aimerais bien que ce sujet ne domine pas la conversation, mais il prend généralement le dessus », dit-il. « Nous nous demandons à quoi ressemblera le système de santé lorsque nous en aurons le plus besoin. Comment le système arrivera-t-il à composer avec l’arrivée massive des baby-boomers? »

Ray et ses amis ne sont pas les seuls à s’inquiéter. Les propos qu’ils tiennent se répètent d’un bout à l’autre du pays.

La plupart des Canadiens âgés – huit sur dix pour être précis – s’inquiètent de la qualité des soins auxquels ils peuvent s’attendre pour leurs vieux jours. Mais ce ne sont pas seulement les aînés qui y pensent. Plus de 90 pour cent des Canadiens de tous âges estiment que le pays a besoin d’un plan pour composer avec les problèmes de santé des aînés et pour gérer les services nécessaires pour prendre soin d’eux, non seulement dans les hôpitaux, mais également dans les établissements de soins de longue durée et à leur domicile.

« Nous parlons du système actuel... Il montre déjà quelques signes alarmants », dit-il. « Notre plus grande inquiétude est de savoir comment les services de santé complémentaires seront gérés, vous savez, comme la physiothérapie... Nous en sommes rendus au point où nous attendons simplement de voir à quel point les choses vont se dégrader. »

En attendant le jour où le système dont il parle trouve la bonne formule pour offrir des soins appropriés aux aînés dans un contexte déjà difficile, Ray continue de miser sur son plan personnel.

« J’ai l’intention d’être en bonne santé pendant encore longtemps. »